Technicien(ne) en dépollution

Date d'émission
03/01/2017
Type de fiche
métier
Famille de métier
1.2 - Nettoiement des eaux et sols
Typologie
Métiers contribuant à la préservation de la biodiversité
Finalités du métier

Le ou la technicien(ne) en dépollution est amené(e) à gérer ou intervenir sur des chantiers de réhabilitation de sites et sols pollués. Sa mission consiste à organiser les chantiers, dans le respect de la qualité des travaux, des coûts et des délais. Il ou elle assure la gestion du planning, le suivi et l’encadrement des différents intervenants et la mesure et le suivi des données. Il ou elle peut être amené(e) à collecter, trier, traiter et surtout valoriser les déchets afin de développer une dynamique vertueuse de développement durable.

Missions et activités principales

Gérer les chantiers de dépollution de sites pollués :

Organiser et préparer les chantiers en fonction du type de pollution et du contexte (forages, échantillonnages, prélèvements d’eaux, de sols, de gaz...),
Participer aux installations de chantiers et aux réglages des matériels (piézomètre, matériel de dépollution...),
Surveiller le déroulement du procédé de dépollution choisi, jusqu'à la destination des produits (traitement, valorisation, stockage…),
Assurer la coordination et l’encadrement du personnel de chantier (sous-traitants, intérimaires…),
Entretenir et maintenir les installations.

Assurer un suivi de surveillance des sites :

Conduire des investigations, identifier l’échantillonnage adéquat en fonction des contraintes du terrain et des polluants recherchés,
Réaliser des relevés des mesures de polluant (air, eau, sol, nappe phréatique…),
Installer, exploiter, surveiller et régler les systèmes de traitement des sols et de la nappe,
Veiller au respect des procédures de sécurité, de manipulation et de confinement des matières,
Rédiger des rapports d’intervention et de résultats (fiches de prélèvements, descriptions lithologiques des terrains, compte-rendus...).

Compétences requises

Connaissances :

Chimie, compréhension du fonctionnement écologique des milieux naturels
Méthodes et techniques d’échantillonnage et de dépollution (sur site, hors site)
Règlementation de l’environnement
Normes et mesure de qualité des sols (pédologie), de l’air, de la nappe phréatique…
Gestion de chantiers

Savoir-faire :

Techniques de prélèvement et d’analyse (différents milieux)
Gestion d’opérations de dépollution
Rédaction de rapports techniques
Techniques de communication
Maîtrise des procédures (hygiène, sécurité et environnement)

Savoir-être :

Organisation
Observation, analyse
Autonomie, adaptabilité
Sens du travail en équipe
Rigueur, minutie

Exercices métier

Conditions et moyens :

Le ou la technicien(ne) en dépollution occupe un emploi émergent à dominante technique avec un certain degré d’autonomie. Il ou elle gère et effectue des travaux sur site en application de consignes précises qui lui sont données par sa hiérarchie et selon son appréciation des contraintes et du contexte du terrain à dépolluer ou à réhabiliter, en respectant les règles et consignes de sécurité sur les chantiers et l’écologie des milieux concernés.
Le port d'équipements de protection (cuissardes, gants, casque, harnais, détecteur de gaz ...) est exigé sur le terrain. Le port d’une combinaison, d’un scaphandre, d’un masque à adduction d'air sont obligatoires dans le cadre d’environnements particulièrement nocifs. Dans ces derniers cas, une habilitation ou une certification liée à la nature du contaminant est obligatoire (rayons ionisants, amiante, éléments chimiques ou bactériologiques…). Il ou elle est amené(e) à utiliser des engins spécifiques (foreuse à tarières, carottier électrique portatif, carotteuse à eau, pompe à air, pompe à eau, instruments de mesure de la pollution…).
Selon l’importance et l’étendue des chantiers de dépollution, il ou elle peut être amené(e) à utiliser des engins spécifiques selon les chantiers. Dans ce cas, une certification l’habilitant à le faire est obligatoire, tel que le CACES R 372-1 (tracteurs et petits engins de chantiers mobiles). Le métier impose le permis B et en fonction des engins conduits les permis BE (traction de remorque), C ou EC (poids lourds). Une habilitation électrique peut être requise selon le cas. Des notions électromécaniques peuvent s’avérer utiles.
S’effectuant pour l’essentiel en extérieur et demandant une bonne condition physique, l'activité varie selon le secteur (mesure de la pollution, dépollution ou réhabilitation de sites, grands chantiers d’aménagement, gestion des déchets et rejets industriels ...).

Évolution :

Le métier est influencé par les évolutions de la réglementation en matière de dépollution et de prévention de la pollution (obligation de dépollution des sites industriels, développement du recyclage des déchets, mise en œuvre des bilans carbone, loi ALUR obligeant à informer et à dépolluer…), par le règlement interne et les mesures de sécurité au travail. Il est également impacté par les normes de qualité en cours et en développement (normes AFNOR développées en collaboration avec l’UPGE/Union professionnelle du génie écologique).

Risques spécifiques :

Risques liés au travail isolé en milieu naturel et à la manipulation d’outils et de machines de chantier de dépollution potentiellement dangereux (tout accident de chantier, coupures, piqûres d’insectes, allergies, morsures de tiques, brûlures, risques de chutes…).
Exposition potentielle aux produits polluants et aux substances toxiques (contaminations), à des maladies infectieuses et parasitaires (maladie de Lyme, tétanos, rage, leptospirose, etc.). Exposition aux variations climatiques (risque d’insolation l’été, températures négatives en hiver…).
Port de charges lourdes (troubles musculo-squelettiques).

Accés

Niveau de qualification

Le métier est accessible à partir d’un diplôme de niveau III (BTS, DUT) dans les filières du génie des systèmes industriels, de la propreté ou de la prévention des pollutions (BTS Hygiène - Propreté - Environnement, DU Gestion du sous-sol, Prévention des pollutions, Réhabilitation de sites pollués, IUP Génie des systèmes industriels option Traitement de la pollution), ou en génie biologique et de l’environnement, ou à partir de licences professionnelles en traitement de la pollution ou dépollution, en chimie, biologie, géologie ou hydrogéologie. Un diplôme d’ingénieur de l’Ecole des Mines d’Alès peut être une autre voie d’accès (Ecole des Mines d'Alès option Environnement et systèmes industriels).

Parcours et formation conseillés : une expérience significative sur des chantiers peut être utile, de même qu’un parcours en exploitation agricole, industrielle ou minière selon les cas et le profil géographique du ou des sites concernés demandant à être dépollués.
Sensibilité aux questions environnementales. Une formation interne relative notamment aux problèmes de sécurité est souvent apportée en complément.

Employeurs :

Entreprises de dépollution, entreprises industrielles (mines, extraction, pétrole, pharmacie, chimie, transformation de métaux…), organisations professionnelles, organismes publics (BRGM, INERIS, CSTB), sociétés d’aménagement, sociétés d’ingénierie et de conseil en dépollution et en environnement, stations de mesure de la pollution en zones urbaines, ADEME, bureaux d'études, collectivités territoriales et structures de développement local, associations de consommateurs, associations environnementales, organismes de formation, agences de l’eau, établissements d’enseignement.

Correspondance dans les autres répertoires de métiers
Répertoire métier Code Apellation
H1303
Intervention technique en Hygiène Sécurité Environnement – HSE - industriel
I1503
Intervention en milieux et produits nocifs
FPETDD05
Chargé de prévention des pollutions et des risques
08/C/21
Agent d’entretien des réseaux d’eau potable et assainissement (pour partie)
10/C/21
Agent d’entretien des stations d’eau potable et d’épuration (pour partie)
Formations initiales associées